La musique ci-dessous a été réalisée a la fin de ma formation en Sound Design. Il s’agit d’une musique composée pour un niveau de jeu, qui n’est actuellement pas sorti, se passant dans les égouts.

I. Outils

  • MuseScore
  • Ardour
  • VCVRack
  • Samples libres de droits (Goutte d’eau, ruissellement d’eau, bruits de rats)

II. Méthodologie

Pour commencer, je me suis donné comme défis d’arriver à faire, en un temps restreint, une musique sur le logiciel Ardour, que je ne maîtrisais pas vraiment. Le but étant de découvrir et montrer aussi l’efficacité de Linux et du logiciel libre.
Voici étape par étape les procédés.

  • Tour de repérage :
    J’ai premièrement créé un projet sur Ardour afin de prendre mes marques dessus. Cette étape m’a servie à découvrir les plugins LADSPA et LV2 ainsi que la liaison vers VCVRack.
  • Création d’un instrument sur VCVRack :
    Cette étape constitue en deux choses :
    Un sampler et une forme d’onde proche de la basse.
    Le sampler contenait un fichier audio de goutte d’eau, relié à un pitcher. Un module permettant de capturer le midi depuis le DAW envoie ainsi des signaux dans le pitcher qui modifie ainsi la hauteur de la goutte. Le but était de donner l’impression que chaque goutte est différente, mais aussi de donner une impression spatiale.
    La forme d’onde, quant à elle, était un ensemble de plusieurs modules, donnant une forme d’onde proche à une basse. La mélodie est donc envoyée dans ces modules.
    Les deux parties ont été renvoyées vers VCV.
  • Composition mélodique :
    Une fois le setup terminé, je suis passé sur MuseScore afin de composer la mélodie. Celle-ci une fois terminée a été exportée en MIDI pour la réintégrer à Ardour.
  • Enregistrement des pistes depuis VCVRack :
    Le plugin permettant la liaison entre VCV et Ardour étant gourmand en ressources, il était difficile d’entendre le morceau correctement. J’ai donc enregistré les deux pistes venant de VCV en wav afin de les réintégrer sur mon DAW et de pouvoir arrêter le plugin.
  • Intégration d’autres éléments sonores :
    Pour habiller la piste, j’ai rajouté des effets tels que des ruissellements d’eau et des bruits de rats. Ces différents effets ont été couplés à des équaliseurs pour couper les trop hautes fréquences, donnant plus une impression caverneuse.
  • Effets :
    On arrive doucement à la fin. Tout est en place : la mélodie et les effets sonores. L’espace commence à prendre vie, mais c’est encore trop plat. La solution : créer une piste récupérant les autres, afin de les passer dans des filtres d’échos et de réverbes afin de renforcer l’impression voulue, c’est-à-dire un endroit fermé, humide et spacieux.
  • Le Mixage :
    Ca y est, tout est là. La mélodie, les effets sonores, les équalisations, les filtres, l’ambiance. Le mixage est la touche finale qui change tout le morceau. Durant cette étape, j’ai donc géré des courbes de volumes, de panoramique, d’envois vers les filtres, et m’assurer que le volume reste en dessous du seuil en restant bien audible, et que le résultat final donne aussi bien en mono qu’en stéréo.